Levée de fonds

Selon “droit-des-affaires.com”, une levée de fonds est une opération par laquelle :

“Une entreprise reçoit un investissement en fonds propres et/ou quasi-fonds propres de la part d’un ou plusieurs investisseurs. En contrepartie de leur investissement, les investisseurs reçoivent des actions et/ou d’autres valeurs mobilières (telles que des obligations, obligations convertibles, BSA Ratchet), ainsi que certains droits concernant la gestion de l’entreprise et l’évolution de son actionnariat.”

L’entreprise, qui a besoin de fonds pour financer son besoin en développement, va à la rencontre d’investisseurs, avec qui elle négocie sa valorisation, certains droits et obligations, formalisé ensuite par un acte d’actionnaire annonçant le closing de l’opération. 

Les avantages d’une levée de fond

La levée de fonds, comme nous l’avons dit, permet à l’entreprise de financer son développement qu’il soit commercial, en R&D, son internationalisation,.. Elle permet également et surtout au entreprises (type tech, à fort potentiel), de financer leurs investissements autrement que par des acteurs traditionnels, institution bancaire ou encore via des aides à la création d’entreprise. On peut même envisager un financement partagé entre tous afin de répartir de risque d’investissement. Les banques, notamment, son plus enclin à octroyer un prêt quand d’autres acteurs partagent un risque, souvent élevé, lié à une création d’activité ou à une prévision de croissance ne présentant aucune garantie.

De plus, la levée de fonds n’implique pas de remboursement d’emprunt comme dans le cas  d’un prêt bancaire et renforce sa solidité financière, et permet l’accès au réseau des investisseurs qui seront de réels partenaires de l’entreprise dans laquelle ils ont investi.

            Les contraintes d’une levée de fonds

La levée de fond implique toutefois un objectif de rentabilité. L’entreprise devra réaliser la plus value attendue par les actionnaires qui retirent leurs fonds généralement après 6 ou 7 ans. Les actionnaires sont des partenaires qui auront cependant droit de regard sur les décisions stratégiques et opérationnelles prises dans le cadre de l’activité de l’entreprise. Ce droit de regard se traduit souvent par des réunion de pilotage Actionnaires où le Comité Exécutif de l’entreprise (équipe dirigeante suivant la taille) présente les projets passés, les résultats et demandent validation des projets à venir.

Avec la démocratisation des démarches favorisant le développement des start-up, couveuses, subventions,.. nous assistons à une course aux levées de fonds qui, selon Fabrice Marsella, responsable de la pépinière de Crédit Agricole, est bien regrettable car n’étant pas une fin en soi.

Une levée de fond doit également se préparer

La plupart des start-up investissent énormément d’efforts et de temps dans la communication et la visibilité que peut être donnée à leur projet. Cette communication à outrance afin de créer le buzz, vise à attirer l’attention pour faire le buzz. Gobee, entreprise de vélo en FreeFloating, à par exemple réussi une levée de fond de 9 millions d’euros en 2017, et connait aujourd’hui des freins à son développement en raison de la multiplication des vandalismes sur ses parcs à Bruxelles ou en France.

Cette opération, peut être réalisée trop tôt et sans analyse des risques externes poussés, aura alors l’effet inverse en ce qu’elle découragera de nouveaux investisseurs à capitaliser sur le futur de la société.

Une enteprise doit donc être certaine, en plus d’avoir un produit solide, d’avoir une stratégie bien étudiée pour éviter les écueils. En phase initiale, elle peut même préférer un financement par les banques ou encore par son cercle de relations proches (“love money”) avant de se lancer dans l’appel de fond.