
Les entreprises en hypercroissance se caractérisent souvent par une plus forte productivité des immobilisations et du capital investi. Leurs taux de rentabilité économique et financière sont également significativement supérieurs à ceux des autres entreprises. Cependant, hypercroissance signifie pas toujours sur-rentabilité, elle s’accompagne même souvent de sur-fragilité
Le lien entre financement et hypercroissance a été souligné par plusieurs travaux de recherche. En effet, une start-up en hypercroissance doit effectuer d’importants investissements en R&D mobilisant ainsi des ressources financières élevées en compensation d’un carnet de commande ou d’un chiffre d’affaires en explosion.
Si le chef d’entreprise devrait se réjouir d’un carnet de commandes qui double en quelques mois, le changement d’échelle demande une adaptation importante pour répondre aux nouvelles exigences de production.
Sans quoi les retards de livraison se multiplient, des problèmes de qualité apparaissent et les coûts de production explosent jusqu’au point de rupture où les difficultés de trésorerie, l’évolution de la structure de cout et la perte de clients menacent la pérennité de l’entreprise
Les études KPMG tendent à conseiller aux entreprises de préparer en amont leur gestion d’une croissance soutenue sur le long terme en faisant entrer au capital des personnes d’expérience (levée de fond nouveaux investisseurs), et d’adapter le système de gouvernance en engageant des dirigeants expérimentés et ayant d’ores et déjà occupé des postes à responsabilité dans des situations similaires. Sur la partie commerciale il est également recommandé par le magasine daf-mag.fr de scinder les grosses commandes en plus petites commandes pour minimiser le risque sur la structure en plus de renforcer la rigueur sur les délais de paiement et de livraison.
